immuno-oncologie-melanome-cancer-peau

L’Immuno-Oncologie dans le mélanome

Le mélanome est l’indication dans laquelle la démarche de l’Immuno-Oncologie a été établie pour la première fois.

Le mélanome est un cancer de la peau peu fréquent, mais c’est aussi le plus grave. Si le mélanome métastatique reste un cancer de mauvais pronostic, l’arrivée de nouveaux traitements d’Immuno-Oncologie dans les années 2010 a marqué un tournant dans sa prise en charge.
C’est en effet dans le mélanome, souvent sensible à l’action du système immunitaire, que les médicaments qui lèvent les freins de l’immunité ont montré pour la première fois leur efficacité. Cette preuve de concept a ouvert la voie à l’utilisation des immunothérapies dans d’autres cancers.

L’Immuno-Oncologie dans le mélanome métastatique

Les médicaments d’I-O ciblent les lymphocytes T, qui sont les agents effecteurs de l’immunité, et les aident à éliminer efficacement les cellules cancéreuses. Ces médicaments ont un effet chez environ un tiers des patients. La réponse peut dans certains cas s’avérer durable, en se prolongeant même après l’arrêt du traitement.
L’Immuno-Oncologie est désormais employée en routine dans le mélanome métastatique. Les chercheurs travaillent maintenant à combiner les médicaments d’Immuno-Oncologie afin d’améliorer le taux de réponse au traitement. Des recherches sont aussi en cours afin de combiner cette approche avec d’autres stratégies, comme la chimiothérapie et la radiothérapie.

Tirer le meilleur parti des médicaments d’Immuno-Oncologie

Une autre voie de recherche importante vise à prédire quels patients répondent à ces traitements. La présence de lymphocytes T dans l’environnement de la tumeur – signe d’une réponse immunitaire amorcée mais bloquée par la tumeur –, est un facteur de bon pronostic. Reste à déterminer s’il peut constituer un facteur prédictif fiable.
La compréhension des mécanismes immunitaires à l’œuvre dans le mélanome est fondatrice pour l’Immuno-Oncologie. L’enjeu consiste désormais à tirer le meilleur parti de l’arsenal thérapeutique dont on dispose.

LE BLOCAGE DES CHECKPOINTS IMMUNITAIRES

Les médicaments qui lèvent les freins de l’immunité ont pour effet de bloquer des récepteurs inhibiteurs présents à la surface des lymphocytes T. Normalement destinés à réguler la réponse immunitaire, ces récepteurs – ou checkpoints immunitaires – sont détournés par les cellules cancéreuses afin d’échapper à l’action des lymphocytes T. Les bloquer permet de réactiver l’immunité anti-tumorale.

LES GANGLIONS LYMPHATIQUES

Les ganglions sont de petits organes arrondis connectés à la lymphe. On les trouve surtout au niveau du cou, des aisselles et de l’aine ou, plus en profondeur, sous le thorax et l’abdomen. Ils permettent de mettre en contact les intrus (bactéries, virus, parasites) avec les cellules immunitaires. Ils gonflent en cas d’infection, du fait de la multiplication des globules blancs.